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Mosaïque de paysages

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Zoom sur

La permanence du paysage antérieur

Avant l’arrivée de l’activité minière, le futur Bassin minier offre essentiellement des paysages de plaine avec quelques collines et coteaux, des marais, des marécages, des étangs, des forêts et des prairies humides. La présence de l’eau et la qualité des sols ont historiquement orienté le territoire vers une économie rurale fondée sur une agriculture nourricière très riche. Les paysages sont alors caractérisés par de vastes secteurs ruraux et agricoles s’articulant sur une urbanisation relativement dense mais de taille modeste. Les villes historiques les plus importantes que sont Béthune, Douai, Valenciennes et Lens structurent ce territoire.

Cité de la Ferronière à Douai. Cette partie du Douaisis offre une alternance de champs cultivés ouverts et de bourgs miniers. © 2012, Hubert Bouvet, Région Nord-Pas de Calais

Cité de la Ferronière à Douai

Terril Sainte-Henriette (87) à Hénin-Beaumont. Au cœur de très nombreuses infrastructures de transport, le terril constitue une véritable « balise » pour les habitants de la région Nord-Pas de Calais. © 2012, Hubert Bouvet, Région Nord-Pas de Calais

Terril Sainte-Henriette (87) à Hénin-Beaumont

Coeur urbain du bassin lensois depuis les terrils 84 et 101 à Hénin-Beaumont et Rouvroy. Paysage presque exclusivement urbain, il est en grande partie composé de l'association de nombreux terrils, de fosses, de chevalements et de cités minières. © 2012, Hubert Bouvet, Région Nord-Pas de Calais

Coeur urbain du bassin lensois depuis les terrils 84 et 101 à Hénin-Beaumont et Rouvroy

Fosse n°11-19 à Loos-en-Gohelle, l'autre paysage du bassin lensois marqué par une étroite imbrication entre espaces agricoles et espaces miniers. © 2012, Hubert Bouvet, Région Nord-Pas de Calais

Fosse n°11/19 à Loos-en-Gohelle

Terril des Pinchonvalles à Avion.Au sud de Lens et de Liévin, le paysage est dominé par l'activité agricole. Dans ce paysage de champs ouverts, les terrils émergent sans transition. © 2012, Hubert Bouvet, Région Nord-Pas de Calais

Terril des Pinchonvalles à Avion

Terrils jumeaux de la fosse N°6 d'Haillicourt à Maisnil-les-Ruitz et Ruitz. A l'approche de Bruay-La-Buissière, les plaines cultivées servent d'écrins aux terrils parmi les plus monumentaux du Bassin minier. © 2012, Hubert Bouvet, Région Nord-Pas de Calais

Terrils jumeaux de la fosse N°6 d’Haillicourt à Maisnil-les-Ruitz et Ruitz

Panorama depuis le terril 14 à Auchel. Au pied des côteaux de l'Artois, l'industrie minière s'est installée au fonds de petites vallées encaissées. Ce relief contribue à mettre en valeur le patrimoine minier qui ne cesse de jouer avec les dénivelés. © 2012, Hubert Bouvet, Région Nord-Pas de Calais

Panorama depuis le terril 14 à Auchel

Le terril 244 à Enquin-les-Mines. Situé à l'extrémité du gisement, le terril, entouré d'espaces agricoles, marque l'entrée ouest du Bassin minier. © 2012, Hubert Bouvet, Région Nord-Pas de Calais

Le terril 244 à Enquin-les-Mines

Site minier de Chabaud-Latour à Condé-sur-l'Escaut. Dans cette partie du Bassin minier, l'industrie minière est venue s'installer dans un secteur marqué par une très forte présence de l'eau (canaux et marais) et a notamment donné naissance aux étangs d'affaissement. © 2012, Hubert Bouvet, Région Nord-Pas de Calais

Site minier de Chabaud-Latour à Condé-sur-l’Escaut

Site minier de Sabatier à Raismes. En lisière de la forêt de Raismes-Wallers-Saint-Amand, les terrils boisés s'intègrent parfaitement au paysage environnant. En contraste, le chevalement vient rappeler l'ancienne présence d'un véritable complexe minier. © 2012, Hubert Bouvet, Région Nord-Pas de Calais

Site minier de Sabatier à Raismes

 

C’est sur cette strate que se développe à une vitesse fulgurante un nouveau paysage totalement différent, lié à la découverte du charbon et à son exploitation. Mais l’industrie charbonnière n’a pas totalement absorbé le paysage antérieur. L’exploitation minière a certes « entamé » les secteurs ruraux et/ou forestiers mais les interstices – entre les bourgs, les villes, les sites d’exploitation et les cités ouvrières – sont pour l’essentiel, aujourd’hui encore, occupés par des parcelles agricoles et/ou naturelles. Cette arrière-plan sur lequel se détachent parfaitement terrils, chevalements, cités minières, offre une remarquable lisibilité sur le patrimoine minier et participe à la valeur universelle exceptionnelle du Bassin minier comme paysage culturel.

Des paysages contrastés

L’empreinte minière a pris des formes différentes en fonction du socle topographique et des spécificités naturelles, agricoles ou urbaines. Le caractère minier s’affirme plus ou moins au sein des paysages et la traversée du Bassin minier d’est en ouest ou du nord au sud, propose autant d’ambiances différentes. Il est ainsi possible de passer aisément d’un espace très urbain, à une plaine où les cultures s’étendent à perte de vue, ou bien encore, d’un espace très boisé à une vallée densément urbanisée et industrialisée.

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