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Reconversion des grands sites

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Zoom sur

Lieux emblématiques du Bassin minier, les cinq grands sites de mémoire incarnent à la fois la mémoire et l’avenir du territoire. Pour quatre d’entre eux, il s’agit des fosses d’extraction les mieux préservées depuis la fin de l’exploitation : la fosse du 11-19 à Loos-en-Gohelle, celle du 9-9bis à Oignies, la fosse d’Arenberg à Wallers et la fosse Delloye abritant le Centre historique minier à Lewarde. Le cinquième, la cité des électriciens à Bruay-La-Buissière, est l’un des plus anciens corons du Bassin minier. Ces sites, à la valeur patrimoniale remarquable, tous protégés au titre des Monuments Historiques sont appelés à devenir les étapes d’un parcours touristique et culturel permettant, de manière complémentaire, d’embrasser l’histoire du Bassin minier.
Parallèlement à cette fonction patrimoniale, ces cinq grands sites abritent (ou vont abriter) des pôles régionaux économiques et culturels accueillant entreprises, labos de recherche, centres de formation… dans des secteurs bien spécifiques : la musique et la logistique à Oignies, l’image à Wallers et l’éco-construction à Loos-en-Gohelle. Des activités tertiaires amenées à prendre le relais de l’industrie charbonnière sur les lieux même où elle vécut ses heures de gloire. Manière active de rendre hommage aux milliers de mineurs et à leurs familles et de valoriser leur héritage.

 

Centre historique minier de Lewarde

Le Centre Historique Minier à Lewarde ©J.P Mattern-CHM

Le Centre Historique Minier à Lewarde

Porte d’entrée touristique du Bassin minier avec 150 000 visiteurs par an, le Centre historique minier a ouvert en 1984. Il est situé à Lewarde, à proximité de Douai, sur le site de la fosse Delloye, fermée en 1971 et choisie deux ans plus tard par les Houillères du Bassin Nord-Pas de Calais pour accueillir un musée de la mine alors même que l’exploitation était encore en cours. Certifié « Musée de France », le Centre historique minier expose au public 270 ans d’histoire minière, les installations d’une fosse du 20ème siécle et des galeries reconstituées. Outre un centre de ressources, riche d’une collection de 7 000 ouvrages, 550 000 documents photographiques et plus de 500 films, il abrite un Centre de Culture Scientifique de l’Energie (CCSE) sur les énergies d’aujourd’hui et de demain.

 

La fosse 9-9bis de Oignies

Site du 9-9bis à Oignies

Site du 9-9bis à Oignies

Après 60 ans d’exploitation, puis 20 ans de fermeture, le 9-9 bis est rentré dans une troisième étape de sa vie avec l’inauguration de la salle de concert le Métaphone® (Heraut Arnod Architectes) en 2013, premier maillon d’une chaîne des pratiques musicales qui permettra d’accompagner les musiciens tout au long de leur parcours d’apprentissage, de création et de diffusion (studios d’enregistrement, salles de répétition, résidences…) Témoignage saisissant des installations mécaniques nécessaires pour extraire le charbon, le site du 9-9 bis offrira aux visiteurs d’ici 2017 un parcours d’interprétation de ces machines impressionnantes toujours à leur place. Il devrait en outre accueillir des salles de séminaire d’entreprises et un hôtel-restaurant.
A proximité de ce pôle culturel et musical, le Campus de la Logistique, centre de formation technologique a vu le jour en 2012 sur une ancienne friche minière jouxtant la plate-forme logistique Delta 3. Dans un avenir plus lointain, la reconversion du 9-9 bis s’appuiera également sur la future zone tertiaire, « Euralogistic Business Parc » dédiée aux services dans le domaine de la logistique.

 

Le site de Wallers-Arenberg

2Le site d’Arenberg à Wallers  et le LEAUD (architecte N.T'Kint) © CAPH/NORPAC/N.T'Kint

Le site d’Arenberg à Wallers et le LEAUD (architecte N.T’Kint)

Fermée en 1989, la fosse d’Arenberg s’était trouvée une nouvelle vocation trois ans plus tard en accueillant le tournage du film Germinal de Claude Berri. Devenu depuis 20 ans un lieu prisé pour de nouvelles réalisations cinématographiques, le site de Wallers-Arenberg est appelé à devenir un pôle économique dynamique dédié aux industries de l’image abritant centres de recherche et de formation, industries de programmes télévisuels, plateaux de tournage, studios de mixage… Elément structurant du pôle d’excellence régional Pictanovo au côté de la Plaine Images à Tourcoing et la Serre Numérique à Valenciennes, le site doit conforter l’attractivité de la région comme terre de cinéma. Première étape décisive de cette reconversion, l’arrivé en 2015, de la trentaine d’enseignants-chercheurs du laboratoire « DeVisu » de l’Université de Valenciennes Hainaut Cambrésis, centré sur les technologies innovantes de l’audiovisuel et des médias numériques.
Les trois chevalements et l’architecture majestueuse de la fosse d’Arenberg, les cités minières et leurs équipements (école, église, salle des fêtes) constituent l’un des plus beaux témoignages de l’histoire minière. A terme, le site – siège de la Communauté d’Agglomération de la Porte du Hainaut – accueillera également un centre de culture scientifique sur l’image dont l’ambition est d’aider à comprendre le processus de création d’un programme audiovisuel et à décrypter les images.

 

Le 11-19 de Loos-en-Gohelle

11-19 Loos en Gohelles

La fosse 11-19 à Loos-en-Gohelle

A 500 mètres à vol d’oiseau du Louvre-Lens, la base du 11-19 est l’une des « attractions » patrimoniales du Bassin minier. En raison de ses terrils jumeaux, parmi les plus hauts d’Europe (186m), mais aussi grâce à son chevalement et son imposante tour d’extraction en béton, la seule de la sorte conservée sur le territoire. Ironie de l’histoire, le 11-19, témoin d’une exploitation industrielle destructrice pour l’environnement, est devenu un pôle de référence du développement durable depuis 2000. Il accueille entre autres le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement « Chaîne des Terrils » (CPIE), la Scène Nationale du Pas-de-Calais « Culture Commune », le Centre de Création et de Développement des Eco-Entreprises (cd2e), le Centre Ressource du Développement Durable (CERDD) ou encore le cluster Ekwation pour un bâtiment durable.

 

La cité des électriciens de Bruay-la-Buissière 

Maquette Topographique PROJET ENVOI

La cité des électriciens à Bruay-La-Buissière

Coron construit en 1856, la cité des électriciens fait l’objet depuis fin 2013 d’une rénovation complète. Coron parmi les plus vieux de la région, la cité est amenée, outre des logements réhabilités, à devenir un pôle culturel et touristique accueillant des gîtes, une résidence d’artistes, ainsi qu’un centre d’interprétation sur l’habitat et les paysages miniers qui constituent le coeur de l’inscription du Bassin minier au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

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