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La démarche d’inscription

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Un pari audacieux

 

Comité de Saint Petersbourg, 30 juin 2012 @Carole Gleizer

Comité de Saint Petersbourg, 30 juin 2012

En France, l’évènement est une surprise. Des centaines d’articles et de reportages saluent l’inscription inattendue d’un territoire à l’image dégradée. Ce succès est d’abord celui d’une poignée de précurseurs, réunis autour de Jean-François Caron, maire de Loos-en-Gohelle, à l’origine de ce projet osé. Des visionnaires convaincus qu’il fallait reconnaître la valeur de l’héritage minier – tant matériel que culturel – afin d’en faire un motif de fierté pour les habitants de la région et de forger une nouvelle notoriété au territoire. Chargée de l’élaboration du dossier technique de candidature, l’association Bassin Minier Uni fédère dès 2002 tous les acteurs concernés en s’appuyant sur un prestigieux parrain, Pierre Mauroy, ancien Premier ministre et président de son Comité de soutien.

 

Route du Louvre 2006 ©BMU

Route du Louvre 2006

Le 30 juin 2012, sous les ors du prestigieux Palais Tavritcheski de Saint-Péterbourg en Russie, le monde entier s’est donné rendez-vous. « India », « Botswana », « New Zealand », « Mexico »… Derrière le panneau « France », la délégation du Bassin minier menée par l’ambassadeur auprès de l’UNESCO regarde défiler sur grand écran un résumé, en chiffres et en images, de la candidature élaborée de 2003 à 2010. Un pavé de 1 450 pages pesant 7 kilos ! Peu avant 19h, la décision tombe en même temps que le marteau de la présidente de cette 36ème session du Comité du patrimoine mondial : « concernant l’adoption Bassin minier Nord-Pas de Calais pour la France, il n’y a pas d’objection, il en est ainsi décidé ! » L’émotion est à son comble à Saint-Pétersbourg comme à Loos-en-Gohelle où se sont réunis les plus fervents soutiens de la candidature.

 

Une mobilisation continue
Forum des clubs BMU 2006 ©BMU

Forum des clubs BMU 2006

Des inventaires et des études sur toutes les thématiques relatives à la candidature vont mobiliser de nombreux acteurs pendant dix ans : les organismes spécialisés (la Mission Bassin Minier, le Centre Historique de Lewarde et le CPIE Chaîne des terrils), les services de l’Etat en charge du projet, ainsi que les collectivités territoriales concernées. Cette dynamique institutionnelle se double dès le départ d’un soutien populaire incarné par les clubs « Bassin Minier Uni ». Dès 2003, ces groupes de bénévoles enthousiasmés par le projet fleurissent dans les communes et se chargent de faire connaître la démarche d’inscription auprès de leurs concitoyens à travers différentes actions.

Cette mobilisation, technique et citoyenne, se poursuit aujourd’hui pour « faire vivre » l’inscription : tant pour transmettre ses valeurs que pour protéger et valoriser le Bien.